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23 janvier 2024
Trois mini-constats et réflexions parmi d’autres :
1. Dans un pays où la saison des pluies dure le plus souvent 3 à 4 mois, avec des perturbations du calendrier agricole lié au changement climatique, l’accès à l’eau et sa bonne gestion sont primordiaux pour cultiver en contre-saison ! Dans la Vallée du fleuve Sénégal, l’État et ses partenaires ont investi massivement dans des aménagements hydro-agricoles qui permettent d’augmenter la production rizicole dans une logique de souveraineté et de sécurité alimentaire. La Gestion intégrée des ressources en eau y reste un défi ! Dans la bande des Niayes et ailleurs, les forages privés se multiplient, avec des dynamiques intéressantes et des résultats probants autour du pompage solaire et des systèmes économes en eau (système californiens, goutte-à-goutte, micro-aspersion, etc.).
2. Les sols sont souvent dégradés et pauvres en matière organique, ce qui impacte les rendements, et les paysans le savent ! Si l’usage des engrais chimiques reste « la norme » en maraichage et en riziculture irriguée, les paysans connaissent bien l’importance de la matière organique dans les sols. On constate ainsi un usage croissant d’engrais et d’amendements organiques divers en milieu paysan, avec néanmoins des problématiques de coût et d’accessibilité pour certains. Des éleveurs vendent leur fumure. Des sociétés commercialisent des engrais et amendements organiques subventionnés par l’Etat depuis quelques années. Si les volumes restent insuffisants à ce jour, les dynamiques sont positives !
3. Les semences… Sacré sujet ! Semences paysannes, certifiées, hybrides, tout venant… Les producteurs sont parfois désemparés face aux incertitudes climatiques et de disponibilité et de qualité des semences, notamment pour le riz et l’arachide. Si l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) a développé des variétés performantes et adaptées au climat et à ses aléas, ce dernier éprouve des difficultés à produire des semences de base et de prébase en quantité et qualité suffisante… Les privés et groupements semenciers peinent également à fournir tous les producteurs en semences de qualité. De plus, dans un contexte de changement climatique, il est très difficile d’anticiper les besoins et préférences des producteurs pour telle ou telle variété. Sujet très complexe… qui implique tous les acteurs des filières pour trouver des solutions pérennes !
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