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2 février 2024
La riziculture irriguée est pratiquée sur environ 93 millions d’hectares et génère environ 75% de la production mondiale de riz. Près de 90% du riz est produit Asie, dont plus de 58 % sont produits dans des systèmes de culture irriguée intensifs.
Au niveau mondial, tous les efforts convergent pour concilier l’objectif de réduction des émissions de GES avec le maintien voire l’augmentation du rendement du riz et des superficies irriguées. La mise en place de pratiques agricoles plus vertueuses peut permettre d’atténuer grandement le bilan carbone du riz irrigué : modification des méthodes d’irrigation, des pratiques de travail du sol, de la fertilisation, la réhabilitation et création de périmètres irrigués, etc.
Il faut cependant être vigilants, certaines pratiques de gestion ont des effets opposés sur les émissions de CH4 et de N2O. A titre d’exemple, l’irrigation intermittente, souvent citée comme l’une des pratiques clé pour diminuer l’empreinte écologique du riz irrigué, a tendance à augmenter les émissions de N2O. Il s’agit donc de trouver le meilleur compromis possible afin de diminuer les émissions de CH4 sans trop augmenter les émissions de N2O. Les recherches continuent pour caractériser au mieux l’impact des pratiques de gestion de culture sur les émissions et mieux quantifier les bénéfices, selon les contextes.
Nous avons notamment travaillé à affiner les méthodologies pour :
(i) Analyser la vulnérabilité au changement climatique d’un projet de riziculture et identifier les options d’adaptation ad hoc,
(ii) Élaborer un bilan GES sous NEXT (développé par la FAO) lors du design du projet, via notamment l’élaboration de scénarios prospectifs (projet / de référence), et
(iii) De façon générale, mieux appréhender l’impact des projets de riziculture irriguée sur la trajectoire AFOLU bas carbone et résiliente des pays et l’intégration de cette trajectoire dans les objectifs fixés par l’Accord de Paris.
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L’objectif ? Apporter une vision exhaustive des savoirs sur la ressource, la filière, les acteurs, les flux de matière, et les flux économiques, et proposer des recommandations compatibles avec l’agenda de l’interprofession forêt bois répondant au besoin de développement durable de la filière.
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