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SalvaTerra a réalisé 3 études de cas dans le cadre du projet Watershift pour l’adoption de pratiques durables de gestion de l’eau

26 octobre 2022

SalvaTerra a réalisé 3 études de cas dans le cadre du projet Watershift pour l’adoption de pratiques durables de gestion de l’eau

Dans le cadre du projet Watershift, mis en œuvre par Vertigo Lab, SalvaTerra a réalisé un diagnostic et une évaluation des besoins des entrepreneurs agricoles méditerranéens en vue de l’adoption de pratiques durables de gestion de l’eau.

Watershift vise à (i) développer des modèles économiques vertueux vis-à-vis de la ressource en eau et de la biodiversité en Méditerranée ; (ii) activer des leviers financiers pour engager une transition vers des modes d’utilisation de l’eau plus durables, notamment dans le secteur de l’agriculture.

Afin d’affiner la compréhension des enjeux de la gestion de l’eau agricole et d’analyser les bonnes pratiques agricoles (BPA) proposées par Watershift – agriculture biologique, agroforesterie, systèmes de fertirrigation, plans de gestion intégrée des ravageurs, outils d’aide à la décision pour l’irrigation, systèmes de recyclage & réutilisation des eaux (« water reuse systems »), pratiques de conservation des sols, aides et incitations financières à l’économie d’eau – l’équipe de SalvaTerra a réalisé trois études de cas sur la filière olive dans les Pouilles (Italie), la production d’amande dans le Gouvernorat de Sidi Bouzid (Tunisie) et l’arboriculture fruitière (cerisier, prunier, pommier, etc.) dans le Bassin du Sebou (Maroc).

L’analyse transversale des 3 études de cas a permis de dégager les principaux enjeux suivants en ce qui concerne la gestion de l’eau agricole :

  • Des investissements importants ont été réalisés ou sont en passe de l’être, notamment via la mise en place de forages profonds privés, pour exploiter les ressources hydriques souterraines afin d’étendre et/ou d’intensifier les cultures arboricoles irriguées ;
  • Dans deux des 3 études de cas (Maroc et Tunisie), les subventions publiques ont joué un rôle majeur dans le développement de systèmes dits d’économie d’eau (irrigation par goutte-à-goutte), avec néanmoins un effet « rebond » notable (l’extension des surfaces cultivées et la surexploitation des nappes) ;
  • On observe une prise de conscience des producteurs et autres acteurs du monde agricole par rapport aux problèmes de surexploitation des ressources hydriques souterraines, mais relativement peu d’initiatives et de BPA à l’échelle des exploitations agricoles, qui pour l’instant ne connaissent pas réellement de pénurie d’eau ;
  • Le contexte actuel de flambée des prix de l’énergie, qui accroit les coûts de pompage de l’eau et ceux des intrants de synthèse, peut avoir un effet de levier sur l’adoption de certaines BPA.

En matière de besoins des EA pour l’adoption de pratiques durables vis-à-vis de la ressource en eau, la question économique est donc centrale et doit notamment être abordée du point de vue de la possible réduction des coûts de production que ces pratiques peuvent apporter aux producteurs. Les trois BPA que nous avons retenues et approfondies lors de cette étude contribuent d’une manière ou d’une autre à cette réduction de coûts :

  • L’amélioration des systèmes de fertirrigation des arboriculteurs fruitiers du bassin du Sebou (Maroc) pourra leur permettre d’abaisser leurs charges en ajustant la consommation d’eau et d’engrais aux besoins réels des cultures ;
  • L’utilisation de fumure organique sur les parcelles d’amandier de Sidi Bouzid (Tunisie) constitue une alternative intéressante à l’utilisation d’engrais chimiques de plus en plus coûteux et permet une réduction considérable de la consommation en eau ;
  • L’enherbement des parcelles d’oliviers dans les Pouilles (Italie) abaisse les coûts de production liés au désherbage chimique et mécanique (labour) et peut également avoir un effet bénéfique sur la consommation d’eau.

 


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