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15 October 2024
Si le taux de vanilline n’est pas le seul indicateur de qualité, la vanille comorienne « gourmet » remplit le plus souvent les exigences de taille (+ 16 cm), d’humidité (+ ou – 30%) et propose un bouquet aromatique riche et complexe. Elles est majoritairement cultivée par des petits paysans, en agroforesterie et sans intrants chimiques. Sa préparation est réalisée de façon traditionnelle et artisanale, sur des durées de 9 à 10 mois en intégrant l’affinage.
Nous revenons tout juste de Ngazidja (Grande Comore), où la production de vanille est dominante, même si les terroirs des autres îles, Anjouan et Mohéli, ne sont pas en reste. Les rencontres avec l’ensemble des acteurs, institutionnels, projets, préparateurs, producteurs et exportateurs de la vanille, mettent en lumière plusieurs axes d’amélioration. Ont été notamment identifiés le renforcement de la stratégie prix entre un positionnement premium et intégrant les cours mondiaux, une interprofession mieux structurée, et une plus grande diversité de schémas de financement.
Si nous savons la conjoncture mondiale actuelle complexe et difficile, nous pensons que la vanille des Comores a encore des cartes à jouer. Des pistes sont déjà en cours d’étude pour améliorer le positionnement de la vanille comorienne à l’international, notamment en misant sur une traçabilité qui commence déjà à se structurer au niveau National, un prix minimum garanti au producteur, les preuves de conformité aux normes d’hygiène, environnementales et sociales, un accès aux certifications internationales, et une meilleure gouvernance du secteur.
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Face à la multiplication des enjeux climatiques, environnementaux et socio-économiques, de nombreux acteurs portent aujourd’hui des idées de projets ambitieuses. Pourtant, passer d'une intention stratégique à un projet financé et mis en œuvre est loin d’être aisé.
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13 Jan. 2026
Le projet « Forêts, Jaguars et peuples du plateau des Guyanes », porté par Panthera avec ACT et IEPÉ, vise à renforcer la protection de la biodiversité sur le plateau guyanais en s’appuyant sur le jaguar comme espèce emblématique. Inscrit dans la Feuille de route « Jaguar 2030 », il couvrira les quatre pays du plateau (Guyana, Suriname, Guyane, Brésil) pour un budget estimé à 6,5 M€, dont 2 M€ sollicités auprès du FFEM. Prévu sur quatre ans à partir de 2026, le projet répond aux pressions croissantes liées aux infrastructures, à l’exploitation minière et forestière et à l’expansion agricole, responsables de la fragmentation des habitats. Il prévoit d’améliorer les connaissances sur le jaguar, de renforcer les capacités des communautés locales et peuples autochtones, de développer des activités génératrices de revenus alternatives et de renforcer la coopération régionale.