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Rétrospective 2016-2025 – Episode 2/7 – Carbone & finance climat : structurer des projets crédibles pour accéder aux financements climat

10 February 2026

Rétrospective 2016-2025 – Episode 2/7 – Carbone & finance climat : structurer des projets crédibles pour accéder aux financements climat

La finance climat et les marchés carbone occupent aujourd’hui une place centrale dans les stratégies de lutte contre le changement climatique. Pour les pays forestiers, les territoires côtiers ou les acteurs de la gestion durable des terres, ils représentent une opportunité majeure de mobiliser des financements additionnels, à condition de s’appuyer sur des cadres solides et crédibles.
Les projets carbone et climat - qu’ils concernent la REDD+, les mangroves (« carbone bleu ») ou l’agriculture - nécessitent une expertise technique pointue, une compréhension fine des standards internationaux et une bonne intégration dans les politiques publiques nationales.

Construire des cadres nationaux et territoriaux crédibles

L’accès à la finance climat repose d’abord sur des cadres stratégiques clairs. L’élaboration de feuilles de route pour les marchés carbone forestier, comme celles développées pour plusieurs pays du Bassin du Congo, permet d’identifier les leviers de financement, de clarifier les rôles institutionnels et de prioriser les réformes nécessaires pour attirer des investissements carbone publics et privés.

Ces travaux s’appuient sur des diagnostics approfondis des dispositifs existants (REDD+, MRV, cadres juridiques, gouvernance forestière) et sur une concertation étroite avec les administrations, les acteurs privés et la société civile.

De l’idée au projet carbone opérationnel

Au-delà des cadres stratégiques, la finance carbone se concrétise à travers des projets. Les études de pré-faisabilité et de faisabilité de projets REDD+, menées par exemple en Afrique de l’Ouest ou en Afrique de l’Est, visent à tester la crédibilité technique, environnementale et sociale des projets avant leur développement à grande échelle.

Ces missions couvrent notamment :

  • l’analyse des scénarios de référence et de projet,
  • l’évaluation des méthodologies carbone applicables,
  • l’analyse des risques (fuites, non-permanence),
  • l’identification des bénéfices non carbone (biodiversité, moyens d’existence),
  • l’intégration des sauvegardes environnementales et sociales.

Mangroves et solutions fondées sur la nature

La finance climat ne se limite pas aux forêts tropicales. Des études sur le potentiel de la finance carbone « bleu » pour la protection et la restauration des mangroves, menées notamment en Afrique de l’Ouest, montrent comment ces écosystèmes à fort potentiel de séquestration peuvent contribuer à la fois à l’atténuation du changement climatique, à l’adaptation des territoires côtiers et au développement local.

Ces approches s’inscrivent plus largement dans la promotion de solutions fondées sur la nature, intégrées aux Contributions déterminées au niveau national (CDN) et aux stratégies climat des États.

Sécuriser la crédibilité et l’impact

Enfin, l’accès durable à la finance climat suppose de garantir la crédibilité des crédits carbone. Des évaluations tierces de projets REDD+, réalisées en Afrique et en Asie du Sud-Est, permettent d’analyser la conformité des projets aux standards internationaux, la robustesse des systèmes MRV et la qualité des mécanismes de partage des bénéfices.

À travers ces différentes missions, le bureau d’études accompagne institutions publiques, bailleurs et acteurs privés pour sécuriser l’accès aux financements climat et maximiser l’impact environnemental et social des projets carbone, du cadrage stratégique à l’opérationnalisation.

Toutes nos références : www.salvaterra.fr/fr/exportation-references


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