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10 November 2025
Ce document de vulgarisation propose une synthèse des connaissances récentes sur les moteurs et les dynamiques de la déforestation en Amazonie, tout en articulant ces éléments avec les premiers enseignements issus de l’évaluation au champ large conduite par le consortium. L’objectif : mieux comprendre les ressorts socio-économiques de la déforestation pour identifier des leviers réalistes de stabilisation des fronts pionniers, au croisement des enjeux environnementaux, fonciers et sociaux.
Le QDD souligne que la déforestation amazonienne n’est pas un processus diffus, mais une avancée territoriale structurée par l’accès aux infrastructures. Plus de 90 % des dégradations observées entre 2015 et 2020 se concentrent à proximité de routes ou de pistes récentes, véritables portes d’entrée vers de nouvelles terres agricoles ou minières.
Ces dynamiques répondent à des logiques économiques puissantes : extension de l’élevage bovin au Brésil et en Colombie, diffusion de cultures industrielles (soja, cacao, huile de palme), essor de l’orpaillage artisanal et croissance des plantations de coca dans les zones andines.
Elles sont également nourries par la spéculation foncière, le faible contrôle des territoires et une gouvernance encore fragmentée entre niveaux d’administration, communautés locales et acteurs économiques.
Les populations rurales et autochtones, souvent en première ligne, subissent directement les conséquences de ces transformations : perte d’accès aux ressources, pression sur les territoires communautaires, insécurité et conflits d’usage..
En croisant les travaux scientifiques, les évaluations existantes et les retours de terrain, le document identifie quatre axes d’action structurants pour une transition territoriale durable :
L’un des messages clés du QDD est qu’aucune mesure isolée ne suffit : c’est la combinaison de ces leviers à l’échelle territoriale, dans un cadre de gouvernance cohérent et inclusif, qui permet de freiner durablement la déforestation.
Publié à l’automne 2025, ce Questions de développement s’inscrit dans une dynamique de diffusion et de dialogue autour des enjeux amazoniens, alors que la communauté internationale se prépare à la COP30 de Belém (Brésil). Le document contribuera à alimenter les échanges techniques et politiques sur la place de la coopération française dans la lutte contre la déforestation et la promotion de la bioéconomie en Amazonie.
L’AFD prévoit plusieurs actions de valorisation autour du QDD et de l’Évaluation au champ large, notamment des présentations et discussions thématiques pendant la COP et une diffusion élargie sur les réseaux et supports de communication du Groupe.
Ce travail de synthèse s’inscrit dans un processus plus large d’analyse et de capitalisation conduit par SalvaTerra et TERO pour l’AFD et le FFEM.
L’Évaluation au champ large porte sur 19 projets mis en œuvre depuis le milieu des années 1990 dans neuf pays amazoniens, à travers une diversité d’instruments financiers : subventions, lignes de crédit, prêts, et fonds européens délégués.
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Les projets carbone et climat - qu’ils concernent la REDD+, les mangroves (« carbone bleu ») ou l’agriculture - nécessitent une expertise technique pointue, une compréhension fine des standards internationaux et une bonne intégration dans les politiques publiques nationales.