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27 May 2025
La Guinée est autosuffisante en œufs, mais reste fortement dépendante des importations pour la viande de volaille (près de 1 000 fois plus importée que produite localement). L’importation de poulet congelé est un frein majeur à l’expansion de la filière chair.
L’élevage de pondeuses est bien implanté (environ 1,9 million de têtes, majoritairement autour de Conakry), tandis que le poulet de chair peine à décoller (seulement 30 éleveurs actifs).
L’abattage des volailles reste majoritairement informel, et la transformation est quasi inexistante, pour la viande comme pour les œufs. En parallèle, des volumes conséquents de mayonnaise sont importés chaque année en Guinée.
L’aliment est le poste de dépense n°1 des éleveurs, notamment lié au prix élevé des matières premières, en particulier le maïs et le soja.
Le coût élevé de l’aliment, la faible qualité sanitaire et l’accès limité à l’électricité freinent la productivité.
Malgré tout, des dynamiques prometteuses sont à l’œuvre : investissements privés, émergence de couvoirs locaux et volonté des éleveurs de professionnaliser leurs pratiques et de coordonner les différentes organisations professionnelles.
L’étude propose des leviers d’action concrets pour développer une filière avicole résiliente et compétitive, notamment :
le soutien aux reproducteurs locaux,
l’amélioration de la biosécurité,
le développement de la filière aliments à partir de matières premières locales,
la structuration de débouchés pour les produits transformés (œufs, poulets, fientes).
Un secteur à fort potentiel, à condition de le soutenir avec cohérence, coordination et ambition.
Pour en savoir plus sur les recommandations et données de l’étude, n’hésitez pas à nous contacter.
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