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Quel rôle pour les forêts méditerranéennes dans la lutte contre le changement climatique ?

15 mars 2015

Quel rôle pour les forêts méditerranéennes dans la lutte contre le changement climatique ?

Lors de la conférence internationale en ligne "Analyse économique des options d'atténuation du changement climatique dans le secteur forestier", le 6 février 2015, Salvaterra a présenté les résultats de trois études menées entre 2012 et 2014. Ces études, financées par la Coopération Technique Allemande (GIZ) ont évalué les coûts et bénéfices économiques de REDD+, y compris l'évaluation des biens et services écosystémiques des forêts, pour le Maroc, le Liban et la Tunisie.

Les coûts et bénéfices, en termes de carbone et autres, de sept stratégies d’atténuation ont été étudiés : lutte contre les incendies de forêt, boisement, réduction des besoins en bois de chauffage, production durable de bois de chauffage, réduction du surpâturage, gestion des forêts et contrôle de l’expansion urbaine.

 

Basées sur des données limitées, ces études ont permis d’initier une réflexion sur plusieurs aspects importants de REDD+.

Tout d’abord, il apparaît que le financement REDD+ basé sur les résultats ne parviendrait pas à couvrir les coûts de déploiement du mécanisme dans le cas d’un prix du carbone faible (5$/tCO2e). Cependant, il représente une source importante de cofinancement.

Au-delà des aspects d’atténuation, la protection des forêts méditerranéennes présente de multiples avantages en termes d’adaptation au changement climatique.

L’intégration des co-bénéfices (biens et services des écosystèmes protégés) dans le calcul économique justifie toutes les activités REDD+. La production de biens et services des forêts protégées peut être illimitée dans le temps. Si les investissements pour la conservation de ces forêts sont eux-mêmes limités dans le temps, le bénéfice est illimité.

> Voir la présentation complète (4’08 », en anglais)


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