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Etude de faisabilité du projet « Forêts, Jaguars et peuples du plateau des Guyanes »

13 janvier 2026

Etude de faisabilité du projet « Forêts, Jaguars et peuples du plateau des Guyanes »

Le projet « Forêts, Jaguars et peuples du plateau des Guyanes », porté par Panthera avec ACT et IEPÉ, vise à renforcer la protection de la biodiversité sur le plateau guyanais en s’appuyant sur le jaguar comme espèce emblématique. Inscrit dans la Feuille de route « Jaguar 2030 », il couvrira les quatre pays du plateau (Guyana, Suriname, Guyane, Brésil) pour un budget estimé à 6,5 M€, dont 2 M€ sollicités auprès du FFEM. Prévu sur quatre ans à partir de 2026, le projet répond aux pressions croissantes liées aux infrastructures, à l’exploitation minière et forestière et à l’expansion agricole, responsables de la fragmentation des habitats. Il prévoit d’améliorer les connaissances sur le jaguar, de renforcer les capacités des communautés locales et peuples autochtones, de développer des activités génératrices de revenus alternatives et de renforcer la coopération régionale.

Un contexte de fragmentation écologique croissante du Plateau des Guyanes

Le projet s’inscrit dans un contexte de fragmentation écologique croissante du Plateau des Guyanes, l’un des derniers massifs de forêts tropicales primaires encore intacts à l’échelle mondiale. Cette dégradation résulte d’une combinaison de facteurs, notamment des activités minières et forestières non durables, la construction d’infrastructures linéaires fragmentant les habitats naturels, l’insuffisance des cadres juridiques de protection, le manque de coordination entre les parties prenantes, ainsi qu’une reconnaissance limitée des droits et savoirs des peuples autochtones. Ces pressions mettent en péril la biodiversité, en particulier les espèces emblématiques telles que le jaguar, ainsi que la pérennité culturelle et économique des communautés locales et autochtones. Néanmoins, les pays du Plateau Guyanais sont signataires des conventions de la Convention sur la diversité biologique (CDB), de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et de la Convention sur les espèces migratrices (CMS), et se sont engagés à atteindre les objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité et de la Feuille de route Jaguar 2030.

Objectifs globaux et spécifiques du projet

L’objectif global du projet est de renforcer la mise en œuvre des engagements et politiques en matière de préservation de la biodiversité et de l’environnement sur le Plateau des Guyanes, en particulier à travers l’opérationnalisation de la Feuille de route Jaguar 2030 pour les Amériques (dont la France est signataire depuis 2022) ainsi que des engagements des parties à la CMS et à la CITES, tout en soutenant les pays de la sous-région dans la réalisation des objectifs 30×30, notamment par la mise en place des Autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ).

Le projet vise à préserver l’intégrité écologique de la région, à valoriser l’importance écologique et culturelle des jaguars et de leurs habitats, et à promouvoir l’engagement actif des communautés locales et des peuples autochtones. Les objectifs spécifiques portent sur : l’amélioration de la collecte, de l’harmonisation et de l’utilisation des données écologiques afin d’éclairer les politiques de conservation ; la mise en œuvre d’approches collaboratives de protection de la biodiversité, fondées sur l’implication des communautés dans la gestion des territoires ; et la promotion du développement durable à travers des activités génératrices de revenus fondées sur la valorisation de la biodiversité. Deux objectifs transversaux viennent appuyer cette stratégie : le renforcement de la coopération régionale et la pérennisation financière des actions de conservation via les Fonds Fiduciaires pour l’Environnement.

La mission de SalvaTerra

Le FFEM a missionné SalvaTerra afin d’appuyer Panthera dans la finalisation de sa demande de financement. La mission a consisté en :

  • (i) Un recadrage préalable du périmètre du projet, jugé trop ambitieux (zones d’interventions, acteurs de la conservation mobilisés, nombre d’activités)
  • (ii) Une analyse bibliographique
  • (iii) Une mission de concertation locale avec les partenaires, les acteurs clés (ONG, institutions scientifiques…) et auprès de communautés locales au Suriname
  • (iv) La rédaction de la Note d’engagement de projet (NEP), document soumis au Comité de pilotage (COPIL) du FFEM pour validation du financement

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