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13 janvier 2026
Le projet s’inscrit dans un contexte de fragmentation écologique croissante du Plateau des Guyanes, l’un des derniers massifs de forêts tropicales primaires encore intacts à l’échelle mondiale. Cette dégradation résulte d’une combinaison de facteurs, notamment des activités minières et forestières non durables, la construction d’infrastructures linéaires fragmentant les habitats naturels, l’insuffisance des cadres juridiques de protection, le manque de coordination entre les parties prenantes, ainsi qu’une reconnaissance limitée des droits et savoirs des peuples autochtones. Ces pressions mettent en péril la biodiversité, en particulier les espèces emblématiques telles que le jaguar, ainsi que la pérennité culturelle et économique des communautés locales et autochtones. Néanmoins, les pays du Plateau Guyanais sont signataires des conventions de la Convention sur la diversité biologique (CDB), de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et de la Convention sur les espèces migratrices (CMS), et se sont engagés à atteindre les objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité et de la Feuille de route Jaguar 2030.
L’objectif global du projet est de renforcer la mise en œuvre des engagements et politiques en matière de préservation de la biodiversité et de l’environnement sur le Plateau des Guyanes, en particulier à travers l’opérationnalisation de la Feuille de route Jaguar 2030 pour les Amériques (dont la France est signataire depuis 2022) ainsi que des engagements des parties à la CMS et à la CITES, tout en soutenant les pays de la sous-région dans la réalisation des objectifs 30×30, notamment par la mise en place des Autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ).
Le projet vise à préserver l’intégrité écologique de la région, à valoriser l’importance écologique et culturelle des jaguars et de leurs habitats, et à promouvoir l’engagement actif des communautés locales et des peuples autochtones. Les objectifs spécifiques portent sur : l’amélioration de la collecte, de l’harmonisation et de l’utilisation des données écologiques afin d’éclairer les politiques de conservation ; la mise en œuvre d’approches collaboratives de protection de la biodiversité, fondées sur l’implication des communautés dans la gestion des territoires ; et la promotion du développement durable à travers des activités génératrices de revenus fondées sur la valorisation de la biodiversité. Deux objectifs transversaux viennent appuyer cette stratégie : le renforcement de la coopération régionale et la pérennisation financière des actions de conservation via les Fonds Fiduciaires pour l’Environnement.
Le FFEM a missionné SalvaTerra afin d’appuyer Panthera dans la finalisation de sa demande de financement. La mission a consisté en :
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Dans le cadre de l’Évaluation au champ large (ECL) des interventions du Groupe AFD et du FFEM dans le biome amazonien, SalvaTerra et TERO ont rédigé pour l’Agence française de développement un nouveau numéro de la collection Questions de développement (QDD n°97 – octobre 2025), intitulé « Quels leviers pour freiner la déforestation sur les fronts pionniers en Amazonie ? ».
21 Oct. 2025
Menée par le consortium SalvaTerra–TERO, l’Évaluation au champ large (ECL) analyse près de deux décennies d’interventions du Groupe AFD et du FFEM en faveur des forêts du biome amazonien, à travers 37 projets mis en œuvre dans huit pays. L’étude dresse un bilan inédit des approches françaises en matière de conservation, de bioéconomie et de gouvernance autochtone, et identifie les leviers pour renforcer leur impact à l’horizon 2030