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16 juillet 2025
Les forêts du Bassin du Congo sont essentielles à la régulation du climat mondial et au développement durable des pays d’Afrique centrale. Pourtant, malgré leur statut HFLD (Haute couverture forestière, Faible déforestation), le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, la RDC, la Guinée équatoriale et le Gabon rencontrent encore des freins pour accéder aux marchés du carbone et aux financements climat.
Dans ce contexte, la Banque mondiale a lancé une étude régionale visant à accompagner ces pays dans leur préparation à ces mécanismes, en lien avec son initiative plus large sur la comptabilité du capital naturel (Natural Capital Accounting) et les financements climat. Le consortium SalvaTerra – ONFI a été mobilisé pour piloter cette mission dans les six pays, en étroite collaboration avec les gouvernements, la société civile et les partenaires techniques et financiers.
Il s’agit d’un des premiers exercices coordonnés à l’échelle du Bassin du Congo pour structurer l’accès des pays à la finance carbone, dans une logique à la fois nationale et régionale.
La mission s’est articulée autour de trois volets complémentaires :
Ce travail s’inscrit dans un moment stratégique, alors que plusieurs pays de la région préparent leur troisième Contribution Déterminée au niveau National (NDC 3.0).
L’analyse a mis en évidence :
Actuellement en phase de validation, les feuilles de route proposent notamment :
À l’approche de la COP30 de Belém, cette initiative offre aux pays du Bassin du Congo des outils concrets pour structurer leur accès à la finance climat, renforcer leur position dans les négociations internationales, et contribuer activement à la transition écologique mondiale.
SalvaTerra est fière d’avoir accompagné cette dynamique régionale au service d’une gouvernance forestière plus intégrée, inclusive et résiliente en Afrique centrale.
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